De Tulum à Mérida, il y a quelques pas......


Alors, sachant qu'un pas fait 0,85 m, je dirais qu'il y a approximativement 475150 pas!!! Soit  559km.
Bref, avant de vous raconter nos quinze derniers jours, on tenait a vous remerciez tous pour la demi tonne de commentaires et le bon quintal de messages d'encouragement et de voeux de fin d'années que vous nous avez envoyé.


     Re-bref! Nous avons donc quitté Tulum et renoué avec la proximité de la campagne. Chose que nous n'avons pas vécu depuis Cuba car la côte des Caraïbes est très touristique, la route large et plate, et la végétation fait barrage à notre regard curieux. Nous avons à nouveau cette sensation de liberté lorsque nous remontons sur nos vélos, comme si un souffle nouveau nous transportait vers quelque chose... de nouveau. Quoi? On ne sait pas mais on sent qu'il y a quelque chose qui va se passer. Et ça ne tarde pas! Lors de notre pause, les enfants du village nous invitent à jouer au basket ball avec eux. On a parlé, échangé quelques bonbons.  Au final, on lui a mis la paté à la gamine de 10 ans. Na!



Et c'est en fin d'après midi que nous sommes arrivés à Coba. Le lendemain, nous avons visité les ruines du site, qui sont éparpillées un peu partout dans la forêt. Une bonne partie de celles-ci restent prisonnières de la nature mais révéleront peut-être un jour un site encore plus beau que Chichen Itza.


Vue du haut de la pyramide à Coba

      Et c'est donc après cette visite que nous avons repris les vélos en direction de l'île d'Holbox. La route qui nous y a amené s'est encore resserrée. Il n'y a plus d'accotement, pas de fossé. La forêt est dense, pas très haute et mange le bord des routes. Nous avons fait une petite étape dans un patelin nommé El Ideal, et nous étions donc à la recherche d'un lieu pour dormir. On nous a amené voir le vieux Antonio qui est un peu sourd. Après avoir compris que nous cherchions un endroit où dormir, il a pris un trousseau de clefs, puis nous l'avons suivi dans les petites ruelles avec quelques enfants curieux accrochés aux baskets. Il nous a laissé la clef d'une petite maisonnette en parpaing brut. Le sol est propre : un espèce de béton ciré. Il n'y a qu'une seule pièce mais avec un coin salle de bain/toilette sans eau courante : l'eau, c'est au robinet à l'extérieur qu'il faut la prendre. Il faut savoir qu'une bonne dizaine d'enfants nous regardent nous installer... On leurs a donc fait essayer nos vélos, même si ils sont trois fois trop grand pour eux : ils y arrivent très bien! Nous on essayera leur triporteur. Le vélo national que tout bon paysan possède. Freinage en rétro-pédalage, pas d'angle de braquage et pas de vitesse non plus. Résultat : on a gardé les nôtres! On s'est bien marré.


Un cadre de vélo de géant pour un petit Mexicain

LE triporteur

       Le soir, nous nous sommes balladés sur la place avant de nous arrêter jouer les curieux en regardant le déroulement d'une fête liée à Noël qui approchait. On a pas tout compris ce qu'il se passait, mais nous avons reconnu les grosses étoiles en papier mâché appellés piñatas. Les piñatas sont au centre des fêtes d’anniversaire et autres événements de célébration en Amérique latine. Les joueurs (enfants ou adultes) essayent de les briser pour acquérir les lots (en général des bonbons et petits cadeaux divers) qui sont cachés à l’intérieur. Nous avons passé la soirée avec Ariana, 9 ans, une petite fille bien curieuse et piplette, qui nous a posé des tas de questions. On remarque que les adultes sont plus discrets et timides. Le seul contact que nous avons eu ce soir là avec eux, c'est lorsqu'il sont venus nous offrir un verre de soda et une barquette avec un sandwich et une pâtisserie. A peine le temps de dire merci et hop, ils sont repartis. De retour à notre petite maisonnette pour dormir, nous nous apercevons que deux charmantes demoiselles se sont invités... Deux énorrrrrrmes araignées! Hors de question de partager les lieux. Donc, soit on les met dehors, soit on les tue. 

Audrey en pleine action.
Si vous voulez plus de détails,
allez sur le lien des photos du Mexique
mais attention, âmes sensibles s'abstenir
Petit repas généreusement offert


















On a opté pour la deuxième solution par sécurité d'un éventuel retour! Gentleman, j'ai laissé la plus grosse à Audrey. La technique d'Audrey consiste à écraser la mignonne avec sa sandale mais qui dis "énorme" ne dis pas lente et on n'a pas fait  les fier lorsqu'elle a bougé . La peur rend un peu nerveux et Audrey l'a loupé par 3 fois! Finalement, on a trouvé la solution du... balai. Plus efficace et ça permet de garder une distance de sécurité au cas improbable où elle nous sauterait dessus. J'ai eu un peu de mal à trouver le sommeil après cette épisode... Le lendemain matin, je me suis réveillé avec un tique accroché sur l'avant-bras... Hostile la nature, hostile! Ayant peur de le retirer et de laisser la tête dedans, nous avons attendu de redonner la clef de la maison à Antonio pour lui demander conseil. "Oui, Oui c'est bien un tique" et il l'a retiré (en s'y prenant à 4 fois) avec ses gros doigts. La prochaine fois, je saurai...

    Et nous sommes donc arrivés à Isla Holbox le dimanche 18. Après une petite négociation avec le gars qui nous a amené en bateau sur l'île, nous avons trouvé, via notre guide, un espèce de camping/location de cabañas. Un petit paradis... avec les moustiques et les mouches des sables en plus. C'est petit donc convivial et on s'est  un peu senti vivre en communauté : des hamacs partout, un bar, une cuisine commune équipée, la wifi... Tout pour passer ses journées à rien faire! On y a rencontré quelques bons voyageurs: Eldad est israelien, végétalien et certainement bouhdiste. Très calme, il prie avant de manger. On le sent très proche de la nature et très loin du mauvais cliché dont jouissent les voyageurs israeliens. Jeau-Luc est un Savoyard d'une cinquantaine d'années, bon vivant et cycliste. Il voyage chaque année lorsque l'hiver arrive en France. Il est vraiment sympa et a de drôle d'histoire à raconter sur ces anciens voyages, jadore ca! L'ile d'Holbox est réputée pour être tranquille et on s'y est laissé bercer au rythme du balancement des hamacs! On est resté 4 jours au lieu de 3 avec quelques balades le long de la plage. Pas vraiment jolie la plage, mais il fait bon vivre dans le village où les habitants se déplacent en voiturettes de golf. C'est petit et on est proche de la nature et des oiseaux. C'est.. cool, relax! 


Les Pélicans Perchés sur un Poteau
Isla Holbox: relax



















Audrey et Kévin
                               Jean Luc                                
                                       Eldad                            







 




   Le jeudi 22, nous sommes donc partis de notre île. On y a fait une bonne rencontre la veille de notre départ. Kévin et Audrey sont deux français qui voyagent un peu comme nous, sans billet retour ni limite de temps. Ca fait 5 mois.... Ils sont au taquet sur les bons plans, Couchsurfing, et ils nous ont conseillé sur notre problème du moment, à savoir : notre carte bancaire! La conseillère de la Société Générale nous a raconté bien des c..... et résultat, on paie des frais fixe et une commission de change à chaque retraits alors qu'on devait avoir ça gratis. Il faut donc gérer ça depuis ici, la galère! Enfin, on a la chance d'avoir deux super mamans qui sont bien patientes et qui ont dû suivrent des cours chez Ducros pour autant se décarcasser pour nous. Un gros merci à Christiane et Arlette, nos mômans! 

Les enfants.. toujours curieux!
Bref,nous avons donc repris nos vélos pour oublier ça et roulé dans la direction de Valladolid. Etape en 3 jours avec un premier arrêt dans un petit village, San Juan, où il n'y avait rien pour héberger les voyageurs de passage. Normal, les voyageurs, ils passent! Ils ne s'arrêtent pas. Nous avons donc planté la tente au centre du village, à côté du terrain de basket (il y en a toujours un..) et passé la soirée avec les enfants, bien sûr! Une fois de plus, on s'est fait offrir à manger: un épis de maïs cuit avec un peu d'épice (sinon, ça n'a pas de goût) et un fruit qui ressemblait à une grosse gousse d'ail au gout de petit pois, ils appellent ça "jacama"... On a appris aux enfants à jouer à la tomate, on a sorti pour la première fois notre globe terrestre pour leur montrer où était la France (ça a fait fureur) et on a parlé Maya avec eux. Enfin, ils nous ont traduit quelques phrases. Le Maya est parlé dans toutes les familles. On commence à sentir l'importance que la culture Maya a dans la région. Ils en sont fiers. On admire cette langue qui a sû ne pas disparaitre malgré l'histoire, depuis la conquête Espagnole jusqu'à aujourd'hui.... 

Notre deuxième étape s'est fait à Sisbicchen ou plutôt dans son commissariat! On le sait mais on fait exprêt d'aller dans des villes où il n'y a pas d'hôtels ou de posadas (auberges) afin de pouvoir rencontrer des gens... Et bien, les flics au commissariat nous ont gentillement proposé de rester dormir dans une pièce de repos (non, pas en cellule!). Ce fût notre première nuit en hamacs! C'est sympa mais pas si confortable que ça. Il faut s'y habituer....


Notre premier dodo dans un hamac.... au commissariat

     Nous sommes arrivé à Valladolid le 24 décembre en empruntant différents chemins: en terre, en bitume défoncé et enfin une belle et grosse route jusqu'au centre de la ville où nous avons trouvé un petit hôtel afin de passer le réveillon de Noël. Ah oui, c'est ce soir Noël!!!  A peine les sacoches mis en vrac dans la chambre, nous sommes sortis explorer la ville. Et premier constat: super mignon! On s'y sent bien. Moi qui pensait que la faune urbaine me donnerait l'envie de remonter sur le vélo!!!  Les rues sont pleines de monde, on sent l'effervescence de la fête de Noel qui arrive. On se noie dans la foule, on goutte tout ce qui se vend sur les trottoirs. C'est un truc qu'on aime bien faire: manger! On aime bien aussi se perdre dans ces rues au tissu urbain quadrillé pour retrouver son chemin et découvrir une petite boulangerie où l'on achète deux ou trois patisseries chacun pour aller les déguster dans le parc en pensant au parfum de la glace que l'on va acheter pour faire couler tout ça...


Ensuite, on a dû penser à se qu'on allait faire pour ce réveillon... La décision a été prise de commencer par un apéro dans la chambre avant d'aller dans un petit resto. L'apéro a été l'occasion de tester les jalapeños. Ces petits piments, qui ne sont pas fort pour les  Mexicains, ont fait apparaitre sur nos fronts une petite quantité de sueur et un léger écoulement nasal... C'est pas gagné mais on a lu qu'il ne fallait pas hésiter à manger épicé car cela fait transpirer, élimine les toxines et chasse les moustiques! Je crois qu'on n'en est qu'à la première étape nous... 


Les fameux jalapéños!!


















     Et donc après ce petit réveillon, nous avons repris le vélo afin de rejoindre Izamal.. Mais l'étape est longue et nous avons décidé de nous arrêter dans une petite ville. On a donc tenter notre chance à la mairie puis chez les commercants afin de trouver une petite place où dormir. Et c'est le fils d'une dame qui tenait une épicerie qui m'a emmené explorer la ville à moto (moi, à l'arrière) à la recherche de notre bonheur. Finalement, pour 100 pesos, on a eu une maison toute propre à nous tout seul accompagnée d'une franche et intéressante discussion avec le proprio. 

Laurent, très fatigué
A Izamal: hôtel mignon, ville mignonne, découverte des artisans.... On pense tout de suite à Trinidad (à Cuba) lorsque nous pénétrons dans le centre de la ville. Toutes les façades sont de couleur ocre jaune avec l'encadrement des portes et fenêtres en blanc. Ca donne une unité assez sympathique et très agréable. Au centre, un imposant couvent domine la place centrale. La ville a été construite sur un site Maya et quelques ruines émergent du tissu urbain.  On a l'impression de découvrir la ville tels des explorateurs qui au détour d'une rue découvrent une pyramide Maya. Nous sommes partie à la rencontre de quelques ateliers artisanaux dont celui d'Esteban qui nous a accueillis avec un chant qu'il nous a interprété en Maya. Son art: les bijoux. Il utilise des épines d'henequen (agave) et des petits fruits en forme de noix qui proviennent de l'arbre qu'on appelle Cocoyol. On peut le retrouver dans un reportage de Canal + intitulé "La perle Rare".  On s'est baladé dans cette ville pendant 2 jours comme des gosses à la recherche d'un trésor. C'est simple, on a adoré! Mais, nous avons dû partir pour Mérida où Ken et Erin, deux retraités américain, nous ont accueillis.

Les rues d'Izamal
Les explications d'Esteban


















      La maison : incroyable! Après la soirée inatendue de Cancun, on prend gout aux maisons de luxe...  Ken nous accueille et nous fait visiter la maison. RdC... Ier étage. Choix entre le lit king size de la chambre du 1er, ou le lit Queen Size du RDC. On reste humble et donc, on a choisi le plus petit! Le lendemain soir, nous avons diné avec deux amis à eux. Soirée Américaines et nous au milieu de tout ça. On s'en est bien sorti. On a parlé de différentes choses et on a amélioré un poil plus notre anglais. Une chose que l'on a appris, c'est que Ken est un fin cuisinier.. Comme nous, il aime cuisiner lorsqu'il invite des amis. Et le tajine qu'il a fait était divin, tout comme le Brownies au chocolat poivré. Oups, je bave! 

La maison de Ken et Erin vue du jardin



Notre repas du Nouvel An















On se parfume beaucoup ici! Notre parfum: Off une marque de produit anti moustique. Dès qu'on se lève, on s'en met. Après la douche, hop un peu de parfum et même avant d'aller se coucher.... Et grace à eux, on s'est mis à un autre sport à Mérida: le tennis. Chacun d'un côté du lit nous jouons avec les moustiques puisqu'ils semblent vouloir jouer avec nous du matin au soir. Notre raquette est un peu particulière. Au lieu d'avoir des codes, c'est une espèce de treille métallique au maille assez fine qui les remplace. Une autre treille un peu plus grosse nous empèche de poser les doigts dessus. Et tant mieux car, lorsqu'un moustique à le malheur de rencontrer notre raquette, il grille instentanément en provoquant un petit claquement électrique.

Notre arme fatale aux moustiques

Comme pour Noel, pour le nouvel an, on a prévu ce qu'on allait faire à la dernière minutes. Mais, les grande surface sont ouvertes et on a décidé de se faire plaisir en cuisinant à la maison. Oui, on a vite pris nos marque...Nouvel an sur le toit terrasse de nos hôtes. Le phénomène est mondial mais vu et entendu du toit de la maison de Ken et Eren, ça a été très exitant pour nous. Ca a réveillé en nous nos âmes d'enfants... A 23h45, les premiers pétards que l'on voyaient se vendre dans les rues du marché commencent à éclater. Tout autour de la maison, dans lesrues alentours, les quartiers environnents et de plus en plus loin, le concert de feux d'artifices et de pétard commence et plus nous approchons de l'heure annoncant le changement d'année, plus le rythme s'intensifie. A 00h00, c'est l'apothéose: les bruits, les siflets des fusées qui sélancent dans le ciel s'enchainent. A droite, à gauche, loin ou pret, c'est un concert qui durera pendant 15/20min à cadense très soutenue pour diminier petit à petit. Les toits se couvrent d'une fumée et c'est tout l'horizon à 360° qui se voile. 1h du mat arrive et il y a encore quelque bruit secs qui retentisent au loin. On pense à Hélène que l'on a pu avoir par téléphone quelques heures auparavant. Douze heures de décalage pour elle qui est en Inde, 5 avec la France... Ca nous a fait énormément plaisir de l'avoir en direct et non par mail interposés. Plus de 3 mois et demi qu'elle a commencé son voyage et ça nous fait du bien à nous trois de pouvoir échanger quelques nouvelles et anectodes... Bref, on est presque les derniers de la planète à fêter ce passage et on pense à la famille qui doit dormir le ventre bien rempli, les amis qui ne sont certainement pas couché et que le champagne maintient éveillé. Vous nous avez manqué même si on peut dire que c'est un jour comme les autres finalement.


Nos super hôtes: Ken et Erin

Le lendemain, nous avons fait un tour de vélo afin de visiter Mérida avec pour guide, Ken et son vélo assis. Il nous a bien baladé le jeune de 69ans. De  retour à la maison, nous avons cuisiné une tarte tatin pour lui et Erin avant de profiter du coucher de soleil sur le toit. Oui, encore sur ce toit. On aurait sû on y aurait planté la tente. Le soir dégustation de cette tarte tatin qui s'est avérée être excellente... Ca nous a d'ailleurs surpris nous même, vu notre pate brisée un peu loupée! ( c'est pas ma faute c'est la farine!).
Nous avons repris les vélos le 2 Janvier direction le sud...



Dernier petite chose... technique cette fois:
Beaucoup on eu du mal à laisser un commentaire sur notre blog. Une fois le message écrit, il n'était pas validé. Mais en insistant un peu beaucoup on a quand même réussit. Donc merci à vous de ne pas avoir baissé les bras. Apparement, il s'agit d'une erreur technique de Blogger. A près moulte recherches, je suis tombé sur un forum qui expliquait que la cause de ce bug est dû au moteur de recherche que vous utilisez. Donc si vous n'arrivez toujours pas à laisser un commentaire, chercher notre blog via Internet Explorer ou un autre moteur de recherche différent de celui que vous utilisé habituellement. Bon courage!

De Cancun à Tulum


Quel changement lorsque l'on arrive à Cancun le 1er décembre! Nous renouons avec la société de consommation très américanisée... Des centres commerciaux énormes sont présents dans tous les coins de la ville : ce que l'on avait du mal à trouver à Cuba, aucun souci pour le trouver ici!


Nous sommes arrivés le soir chez Erhard et Mariana. Un couple vraiment adorable que l'on a contacté via le site de couchsurfing et qui nous héberge pour quelques jours. On s'est senti vraiment comme à la maison! Le fait d'être chez eux nous a permis de cuisiner un peu : ça fait plaisir. On a passé d'ailleur une soirée très agréable à déguster de bonnes crêpes et un petit vin français! Ca faisait longtemps.

Avec Erhard et Mariana

 Comme ils ne pouvaient pas nous héberger pendant tout notre séjour à Cancun, Larry, une autre personne de couchsurfing a  pris le relais... Nous sommes arrivés chez lui le samedi après-midi et, à peine posé, il nous a proposé de le suivre pour une soirée bière sur la plage du côté de la zone hotelière. Alors, bien sûr, on la suivit! Cancun est composé d'une zone de ville "classique" dans les terres et d'une zone hotelière hyper développée sur un bras de terre qui forme un U dans la mer. Là-bas, les hôtels, plus hauts les uns que les autres, sont au touche à touche. De la route, on ne peut donc pas apercevoir la mer, seulement quelques accès permettent de rejoindrent la plage. De nombreux américains viennent passer des vacances dans ces hotels très luxueux durant la semaine de Spring Break: une semaine de débauche pour les étudiants Nord Américains (en Mars). Il y a un côté Disney Land ou Miami dans cet aménagement urbain! Bref, la soirée que l'on a passé là-bas était vraiment inatendue... On a suivit Larry qui nous a amené dans un de ces immeubles.. Et hop, nous voilà arrivés au 10ème étage, dans un appartement assez classe. Deisy, l'amie de Larry, y vit le week end et elle nous explique que c'est l'appart de son oncle qui lui, n'y vient que quelques jours par semaine! Quatre chambres immenses, balcon avec jacuzzi et vue imprenable sur la mer! On s'est bien demandé ce qu'on faisait là-bas?? Elle nous a proposé ensuite d'aller nous changer dans une des chambres... et oui, on va aller prendre l'apéro dans le jacuzzi au rez-de-caussée de l'hôtel... Normal, quoi! Et voilà comment on s'est retrouvés à barbotter dans une eau à 25°C en sirotant quelques bières et en grignotant des chips. Vraiment dures les vacances.. On les a ensuite suivis pour une soirée "boite", où on a pu regarder les américaines refaites de partout se trémousser sur la piste de danse! Voilà la vie des touristes de Cancun. On n'en avait pas rêvé mais on l'a fait quand même. C'était improbable et bien rigolo! Bien évidemment, la soirée n'a pas fini comme ca... De retour à l'hotel, Deisy a commencé par remplir le jaccuzi du balcon et, en pleine discussion avec Larry, nous a fait comprendre bien clairement que l'on était fatigué et qu'on devait aller se coucher. Et oui, elle avait une petite idée derrière la tête avec Larry! Elle nous a montré notre chambre et est retourné au jacuzzi en prenant soin de refermer la porte derrière elle.... Voilà comment on s'est fait foutre à la porte! Pas grave, on a profité d'une de ces immenses chambres. Le lendemain, nous avons siesté sur la plage puis nous sommes retournés chez Larry qui, le soir, nous a fait découvrir une place populaire où l'élection de Mr et Miss Cancun cotoyait de petites échoppes où nous avons mangé nos premiers tacos... Un peu trop épicés pour nous!
A droite 10ème étage : notre chambre de la soirée

Avec Larry

Nous sommes partis de Cancun le 06 décembre pour suivre la côte vers le Sud. Une énorme route (comme une 2x2 voies) suit cette direction. Pas très pationnant mais nous n'avions pas le choix. Alors, le casque sur la tête et la tête dans le guidon, on avale les kilomètres avec une moyenne de 22km/h. 



Notre première halte sur cette route a été Puerto Morelos. Une ville sympa où l'absence d'hôtel imposant en fait un petit port tranquille. Nous avons posé nos sacoches à l'hotel Secreto. Un petit hotel (version auberge de jeunesse) tenu par Laura et Matus. On partage leur cuisine et leur salle de bain et on peut facilement discuter avec eux.

La plage de Puerto Morelos et son phare penché!
Initiation à la cuisine mexicaine avec Laura

 Ils nous conseillent sur notre trajet et c'est d'ailleur suite à une discussion que nous avons décidé de rester une journée de plus afin de visiter notre premier cénote. Son nom: 7  Bocas. Les cénotes sont des gouffres d'effondrement, remplis d'une couche superficielle d'eau douce et parfois d'une couche inférieure d'eau de mer s'ils communiquent avec l'océan par des failles. Celui que nous avons visité est constitué de 7  "puits" reliés les uns aux autres. Et c'est muni d'un masque et d'un tuba que l'on peut passer de l'un à l'autre en plongant sous l'eau et en apparaissant de l'autre côté (pas fait pour les clostros!). Cette eau est transparente et le rayon de soleil qui pénètre dans l'eau parait s'enfoncer jusqu'à une profondeur incroyable: effet garanti. Bonne expérience, mais ce ne sera surement pas la dernière vu le nombre de cénotes qu'il y a dans le Yucatan. 

Rencontre avec notre première migale...
 heureusement écrasée
Retour en stop à l'arrière d'une camionette






Nous nous sommes ensuite arrêtés à la plage de Paamul. Le guide nous avait indiqué un coin bien sympa avec une possibilité de camper pour pas bien cher! Effectivement, nous arrivons dans une sorte de camping installé dans le sable à deux pas de la plage. Et, comme l'avait décrit le guide, il est rempli d'américains retraités qui viennent s'échouer sur ce petit bout de plage avec leurs gros camping-cars. Le prix du camping étant très élevé on hésite, et la rencontre avec un mexicain nous fait très vite changer d'avis... Il nous indique une autre plage du genre, un peu plus au Sud. Après quelques coups de pédale nous voilà arrivés à destination : Xpu-Hà (prononcez "Chpou - Ha"). Là-bas, c'est un peu un petit coin de paradis comme on peut se l'imaginer pour des vacances à la mer... Une petite baie à l'eau turquoise et au sable blanc jonchée de cocotiers, où il y a seulement un resto-bar et un petit camping, et où l'on vit 24/24h les pieds dans le sable! Nous nous y sommes arrêté 3 nuits. Nos activités de la journée consistaient donc à s'étaler sur notre pareo à l'ombre d'un palmier, à bouquiner, à faire un peu de jonglage, à réviser notre espagnol et bien sûr à se baigner dans cette mer magnifique! Et , le masque et le tuba sur la tête, nous avons pu admirer les nombreux poissons qui nagent parmis les coraux situés à quelques mètres du bord de l'eau... On se croyait un peu comme dans un aquarium de chez Jardiland!! Enfin voilà, la vie était un peu dure là-bas.... Oui c'est vrai!... Le sable, ça se colle partout sur toi, ça gratte, et ça se fout dans tous les recoins de la tente... Pas moyen de s'en débarrasser : Pénible!




On a donc décidé de quitter Xpu-Hà pour arriver à Tulum (40km plus bas). Petit arrêt avant ça pour une baignade avec les nombreux poisson du cenote Azul.

Attention les parties claires dans l'eau ne sont pas des algues
mais des rochers blancs au fond de l'eau claire

 A Tulum, nous nous sommes posés dans une auberge de jeunesse pour 4 nuits. L'ambiance est sympa et le nombre de globe-trotter nous impressionne! La formule est assez économique et donne la possibilité de cuisiner sur place. Les jeunes y restent donc pour la plupart autour d'une énorme table centrale qui favorise les rencontres et les discussions, une bière à la main... Des hamacs sont aussi installés entre quelques arbres pour le coin plus relax. Nous avons donc passé nos soirées là-bas à discuter des expériences de voyage de chacun. Dans la journée, nous avons visité les ruines Maya de Tulum situées au bord de la mer. Le site est assez joli et c'est là que l'on a croisé nos premiers iguanes qui viennent se faire dorer la pillule sur les vieilles pierres! Le reste du temps nous l'avons passé à la plage... Le vent qui souffle pas mal a ce moment là en fait la joie des kiteboarders du coin...

L'auberge de jeunesse



Nous avons quitté Tulum le 16 Décembre pour rejoindre Cobà : prochaine étape de notre périple.

                                                                                                   ..........................................Dédé

Audrey 1 Laurent 0


Notre vol pour Cancun s'est relativement bien passé. Quelques bonnes turbulances à faire palir une hôtesse de l'air mais le vol était cours, 1 heure. En fait, Cuba nous à tellement plus qu'Audrey à décider de faire un cadeau au douanier.... Il y a, dans nos ustensiles bien pratique que nous avons emporté avec nous, un élément qui rassemble une fourchette, un couteau, une cuillère, un tire-bouchon et un ouvre-boîte. C'est comme un couteau suisse mais lorsque vous dépliez la lame et la fourchette, les deux éléments se séparent et ainsi vous avez vos couverts pour manger la bonne petite cuisine que vous vous êtes fait. C'est super pratique! On appelle ca un "Tatout". Et bien voilà le petit oubli d'Audrey... Parce qu'on avait mis le max de poids dans notre bagage à main afin de ne pas trop payer de taxe de surcharge, Audrey a mis dans le sien notre popote et les "tatouts" qui étaient bien à leur place à l'intérieur. Je vous laisse imaginer la petite bouille d'Audrey lorsque le douanier a sorti la popote et lui a demandé de l'ouvrir... Son regard était.. Comment dire? Comme si elle disait: "la c...., j'ai oublié d'enlever les tatouts". Et malgré le regard désolé du douanier, on a dû les laisser. On en rigole maintenant mais malheureusement et malgré le temps passé dans les magasins de Cancun, nous n'avons pas retrouvé d'ustensile semblable...
Voilà, la boulette. Ca fait 1 pour audrey et 0 pour moi. Dès que le score change, on vous en fera profiter.


                                                                                                                 ...............................Lo

Cuba, suite et fin...


Pinar del Rio, la ville.... Que voir, que faire? Comme on n'avait pas de guide (Le Routard ou Lonely Planet), on ne savait pas trop où aller. On ne nous avait pas conseillé de passer par cette capitale de région: "Rien à y faire". Peut-être! Alors, on n'a rien fait! Et c'est bon de rien faire. On s' est posé sur une petite place en dégustant notre glace et en mangeant les petites patisseries qui allaient avec. Ce qu'il y a de bien à Cuba, lorsque l'on se pose ainsi, c'est qu'il y a toujours du monde pour venir vous taper la discut'. Et c'est comme ca que l'on a rencontré deux José-Luis... Le premier a passé un moment à parler avec nous. Curieux et intéressé! Intéressé par le fait de se faire un commission sur les adresses de restos qu'il nous conseille. Mais, on sait comment ca marche et bien sur, on ne lui en voudra pas. C'est le jeu: il tente et si ca marche, tant mieux pour lui! Le second José-luis a été très désireux de perfectionner son français et il nous fera bien rire avec les expressions qu'il a appris avec son" ami Français de Lyon". Finalement, on a passé la soirée avec Lester qui nous a tout de suite bien plus. Ambiance sympa dans un bar fréquenté par autant de Cubains que de touriste. Ca a été, pour nous, une rencontre très franche et sa sincérité n'a fait aucun doute. Jeune homme de 28 ans, grand sentimental, il écoute du Charles Aznavour. On a vraiment passé un bon moment et c'est en toute confiance qu'on vous transmettra ses coordonnées. Guide, il vous fera une visite des plantations de tabac de la région de San Luis, réputées pour être celle qui produisent le meilleur tabac du monde. Par contre, on ne vous conseillera pas la casa particular qu'on a fait. La seule fois où on sera déçu par la propreté de la salle de bain et par l'accueil.

Soirée avec Lester
Pour la suite, et bien nous avons quitté Pinar del Rio, le mercredi 23 novembre, et campé parmis les moustiques aux alentours de Minas de Matahambré. On passera une soirée artistique a tripper tous les deux à faire du LightPainting.



Le lendemain en arrivant sur Puerto Esperanza, alors que ca ne devait être qu'une ville étape, nous avons craqué sur le petit port de pêche et son ponton qui s'avance sur la mer. En face, loin de tout ce monde tranquille, Miami. Du coup, repos et dégustation de langouste. 






Après cette petite ville bien tranquille sans trop de touriste, c'est dans un endroit encore plus reculé où nous avons posé les sacoches: Palma Rubia. Ce sont deux francais à vélo qui nous ont motivés à nous y arrêter. Un fils et son père (70 ans, respect au bonhomme) qui ont laissé leur belle ville d'Avignon pour affronter cette route bosselée qui longue la côte Nord.

Nos deux français

Ça nous a tellement fait plaisir de les rencontrer qu'on en a oublié de leur demander leur prénoms. Ca ne nous empêche pas de penser à eux. Malheureusement, c'est la pluie qui nous a accueilli à Palma Rubia! Mais Grégorio a animé notre arrivée par une visite des alentours de la maison, des champs et nous a montré les différents fruits que la famille cultive. Il n'y a qu'une casa particular sur cette route qui mène au point de départ en bateau pour aller au Cayo Levisa. Nous n'y irons pas. Pas le temps et pas de soleil pour profiter de la plage. 

Puis, nous avons continué notre route vers Soroa. On a bien senti que l'on se rapprochait de la capitale et que les gens ont l'habitude de voir des touristes... même à vélo. On a constaté l'automatisme de certains adultes et de beaucoup d'enfants à tendre la main dès qu'il nous apercoivent. La paume de la main vers le haut et les doigt qui se déplis puis se referment: signe universelle qui signifie "donne moi". Il est vrai que les cubains ont des difficultés pour avoir un simple stylo par exemple. Avec un salaire de 20 CUC par mois (1 CUC= 0,75€) et le prix moyen d'un stylo de 0,5CUC, on comprend bien le problème. On a donné... quelque fois! Pas assez surement. Mais, on a préféré donner à des gens lorsqu'il y a eu un échange. Pour éviter que certains enfants pensent que le touristes est une machine à donner des bonbons, des stylos, des CUC....
Le soir, on s'est fait surprendre par le temps. Mario et sa femme nous ont laissé planter la tente juste à côté de leur maison et nous ont ouvert la porte afin de préparer notre diner du soir. Mario est un peu "vieille Cuba" et s'étonne de me voir cuisiner... Brave type, on le sens bien patriote. Il ne travaille plus mais élève des chèvres. Et cette nuit là, on se fera bercer par le cri des chèvres en rute. C'est un peu bizarre comme son: proche d'un son d'être humain, il se termine par un autre qui ressemble à un pet. On se rendra compte le lendemain que c'est plutôt un éternuement. Pour vous dire à quoi ca ressemble....

A Soroa, on a pu prendre du bon temps. Et bien mérité après les pentes qui ont dessinées notre route. Un point de vue grandiose sur la côte Sud et les montagnes recouvertes de végétations, une chute d'eau super mignonne et un orquédéarium qui vaut le coup d'oeil. Voilà, ce qu'il y a à Soroa. En se perdant un peu, nous sommes montés sur les hauteurs, bien au dessus de notre casa particular, et avons découvert le Castillo de las Nubes. C'est un ancien hotel qui est à l'abandon. En 2005, l'ouragan Wilma s'est déchainé sur lui...

En haut du mirador de Soroa

Et c'est au cours de notre dernier trajet en vélo, qui nous a amené à Las Terrazas, que nous avons franchit quelques pentes bien raides, atteint un petit paradie sur le Rio San Juan et dépassé les 2000km au compteur. Nous y sommes arrivés juste avant que la pluie se mette à tomber mais, déjà, on a eu un aperçu des lieux avec une succesion de piscines naturelles juste à côté de l'emplacement de la tente. La pluie ne s'est pa arrêté durant la nuit  et nous a poussé à nous réfugier sous la cabañas (sur pilotis) de Vincent et Mickael, deux petits bretons. 

Vincent et Mickael


Comme un poisson dans l'eau!!

On a passé une très très bonne soirée avec les deux louloux à déguster du rhum en guise de repas car le resto a fermé de très bonne heure.  On en profite pour souhaiter bon courage à Vincent pour la construction de sa yourte. Le lendemain, ils nous ont "lachement" laissé afin de continuer leur voyage (vers Viñales) dans ce petit paradi où nous avons été obligé de nous baigner jusqu'au début d'après midi avant de rejoindre notre bus qui nous a ramené à La Havane. Nous y avons passé une dernière grosse journée à préparer les vélos pour leur voyage en soute et dépenser les derniers pesos cubains en patisseries. C'était T-R-O-P dure!


Nom: Señorita
 Qualité: super bon
C'est beau mais c'est pas très bon....

On passera un dernier bon moment avec Manolito qui nous a super bien conseillé durant notre arrivé et notre départ de Cuba. On aurait souhaité lui offrir le dictionnaire Francais/Espagnol et un rétro d'un de nos vélo comme il aurait aimé mais notre voyage continue et nous en avons encore besoin... C'est pour cela que nous vous sollicitons, vous qui nous lisez,  et qui seriez intéressé  par la découverte d'un pays come Cuba: si c'est le cas, on vous demanderait de jouer les facteurs pour nous et de lui faire parvenir en quelques présents de notre part (car si onlui envoie quelque chose par colis, il n'est pas sur qu'il le recoive).
Très prochainement, nous allons créer une rubrique avec les bonnes adresses que nous avons découvertes.. Vous trouverez l'adresse et le mail de Manolo en première ligne.

Voilà, Cuba c'est fini et on tenait à vous dire ce que l'on en a pensé: Comme vous vous en doutez, on a adoré. Le mot qui définit ce pays est: vert. Tout est de couleur verte là-bas. Une végétation tout le temps présente. Il y a aussi cette ambiance bien particulière face à l'histoire du pays, la révolution Cubaine et la politique actuelle.... Et il y a les cubains! Une fois passé le moment où il vous considère comme un touriste et qu'il découvre l'homme ou la femme que vous êtes, il sont super chaleureux et adoreront discuter avec vous.
A l'heure actuelle, nous postons ce message de Puerto Morelos. Petite ville à une trentaine de kilomètres de Cancun où nous y sommes arrivé le 1 décembre. Maintenant, c'est le Mexique et on vous en dira plus très vite.
                                                                            ..................Lo